D'un adieu simple à un moment très personnel, du traditionnel au sur mesure : les funérailles sont aujourd'hui bien plus diversifiées qu'autrefois. Mais une chose reste inchangée : le soin et l'engagement des conseillers funéraires. Les conseillers Gaëlle Beugoms et Sam Pelgroms accompagnent les familles dans l'un des moments les plus difficiles de leur vie, avec la même attention, chaque fois.
Le soin et l’engagement au cœur du métier
Gaëlle (29 ans) travaille depuis près de cinq ans comme conseillère funéraire. Avec ses collègues, elle accompagne les familles dès le premier appel et bien au-delà des funérailles. «Nous prenons en charge tout ce qui entoure un adieu», explique-t-elle. «Nous guidons les personnes pas à pas.»
Pour Sam (33 ans), qui a quitté le secteur de l'horeca il y a trois ans, ce rôle s'est imposé naturellement. «Le contact humain, prendre soin des gens, l'échange : cela fait aussi partie de ce métier. Mais ici, c'est encore plus intense.»
Ce qui frappe, c'est à quel point les funérailles ont évolué. L'image classique, une cérémonie à l'église suivie d'un enterrement et d'une réception, existe encore, mais n'est plus la norme. «Nous partons toujours d'une page blanche», explique Gaëlle. «Qu'est-ce qui correspond à la personne ? De quoi la famille a-t-elle besoin ? Cela peut être traditionnel, mais aussi très personnel.»
« Aujourd'hui, même les jeunes enfants participent, par exemple en décorant, pour les funérailles, le cercueil de leur grand-père ou de leur grand-mère avec des fleurs ou en y faisant de petits dessins. »Partir d’une page blanche
Et ce caractère personnel peut prendre de nombreuses formes. Une fois, des funérailles ont été organisées dans une prairie pour chevaux, car le défunt aimait s'y rendre. D'autres préfèrent un adieu intime à domicile. «Ce n'est pas la grandeur qui rend un moment précieux», dit Gaëlle. La différence se joue souvent dans les détails : «Parfois, ce sont de petites choses : l'odeur du café préféré dans la salle, des fleurs d'une couleur spécifique, une chanson particulière. Ce ne sont pas de grandes dépenses, mais cela rend l'adieu unique.»

Cette diversité se reflète aussi dans les budgets. Certaines familles optent pour la simplicité, d'autres pour quelque chose de plus élaboré. «Mais l'attention reste la même pour tous», souligne Gaëlle. «Un adieu ne doit pas être coûteux pour être beau», ajoute Sam. «L'essentiel, c'est d'être écouté et de raconter une histoire.»
Lorsque le défunt a déjà exprimé ses souhaits, par exemple via «Mes dernières volontés», cela apporte beaucoup de sérénité aux proches. Mais ce n'est pas toujours le cas. «C'est à nous de montrer ce qui est possible», dit Sam.
Gaëlle confirme : «Dès qu'on donne des exemples, on entend souvent : "Ah, c'est possible aussi ?" Et là, tout commence à prendre vie.»

L’ arbre du souvenir comme guide
Pour inspirer les familles, les centres funéraires DELA misent aussi sur des supports visuels. À Wilrijk, chez Uitvaartzorg Smedts-Jacobs DELA, un véritable Arbre du souvenir a été installé. Il rassemble de nombreuses idées : cérémonies alternatives, lieux particuliers, rituels personnels.
Les touches personnelles, souvent définies à l'avance, prennent une place croissante. Musique, textes et images sont choisis plus consciemment, et les proches participent davantage. «Un petit-fils qui conçoit un faire-part, ou des enfants qui participent à l'organisation, cela arrive de plus en plus», dit Gaëlle. Même les jeunes enfants contribuent : «Ils décorent le cercueil de leur grand-parent avec des fleurs ou des dessins.»
« Nous écoutons, nous réfléchissons avec eux, nous sommes présents. »Le numérique évolue aussi : les faire-part sont partagés en ligne, et les souvenirs trouvent leur place en dehors des formats traditionnels, comme sur la plateforme de deuil dansnospensees.be
Après les funérailles, les possibilités sont également plus nombreuses : crémation, dispersion des cendres, urne à domicile ou lieu de mémoire dans la nature. «Beaucoup de gens ignorent tout ce qui est possible», explique Gaëlle. «Nous les accompagnons dans ces choix.»
Chaque cérémonie reflète aussi des dimensions culturelles ou spirituelles. «Chaque culture a ses traditions», dit Sam. «L'important est de rester ouverts et de réfléchir ensemble.» Et cela ne doit pas forcément être culturel : «Certains veulent simplement quelque chose de différent, plus coloré, plus personnel. Et tout cela est possible.»
Pourquoi l’engagement fait la différence
Pour Marthe (27 ans), conseillère funéraire chez DELA, l'engagement se traduit par la capacité à créer un adieu réellement sur mesure. «Quels que soient les moyens, nous essayons toujours de créer quelque chose qui correspond à la personne.» Cette attention se manifeste dans de nombreuses décisions : cadre intime, choix de photos, musique ou récits qui reflètent la vie du défunt.
«Derrière chaque adieu se cache un engagement immense.»
Du classique au personnel
Selon Marthe, les funérailles ont beaucoup évolué. Les gens cherchent davantage à personnaliser l'adieu. Elle se souvient d'une cérémonie pour une jeune femme, organisée comme un moment doux, presque lumineux dans la nature, avec des tournesols comme symbole. Pour les parents, c'était un dernier geste d'amour. «Les gens pensent autrement aujourd'hui», dit-elle. «Ils veulent un adieu en accord avec la vie vécue.»
Un métier intense mais précieux
Chaque adieu demande un engagement important. «Parfois, nous y travaillons toute une semaine», explique Marthe. Ce travail est intense, mais profondément précieux. Lorsque les familles expriment leur gratitude, Marthe et ses collègues savent qu'ils ont fait la différence au moment le plus important.
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La même attention pour chacun
Toutes les funérailles ne sont pas organisées par la famille. Parfois, il n'y a pas de proches ou pas de moyens financiers. Dans ces cas, on parle de funérailles solitaires. «Pour nous, il est essentiel qu'il n'y ait aucune différence perceptible», explique Sam. «Le principe reste le même : chacun mérite un adieu digne.»
Ces dossiers arrivent souvent via les services sociaux ou les institutions de soins. Parfois, il reste un voisin, un proche éloigné ou un aidant, parfois personne. «Nous cherchons toujours à ajouter une dimension personnelle», dit Gaëlle. «Même avec peu d'informations, nous faisons en sorte que l'adieu ait du sens.» Même en l'absence de proches : «Nous sommes là», dit Sam. «Nous représentons cette personne. Ce moment mérite le même respect.»
Ce qui caractérise leur travail, c'est avant tout leur manière d'accompagner : «Nous restons des êtres humains avant tout», dit Gaëlle. «Nous écoutons, nous réfléchissons avec eux, nous sommes présents.» Sam acquiesce : «Et nous essayons, à chaque fois, de créer un adieu fidèle à la personne.» Qu'il s'agisse d'une grande cérémonie ou d'un moment simple et intime, l'essentiel reste le même : tout le monde mérite un bel adieu.